12 - Cours particuliers...

J’avais trouvé l’étincelle… Encore fallait-il en faire bon usage. Or, je n’avais à proprement parler, aucune expérience significative, aucune connaissance dans la création d’entreprise. Tout juste avais-je une idée de la gestion d’entreprise, pour avoir abordé le sujet durant mes études. Il fallait donc que j’apprenne. Et rapidement qui plus est, si je voulais ouvrir mon café dans l’année.
Je me suis donc tourné vers mon ami cafetier, celui qui m’avait parlé des opportunités en 2010. Connaissant sa formation de comptable, ses expériences réussies en entrepreneuriat, je lui ai demandé s’il pouvait me donner quelques conseils. Ce qu’il m’a donné est au-delà de toute attente. Quand je lui demandais des grandes lignes, il m’a proposé de monter avec moi tout le projet. Nous avons convenu de nous voir à un rythme d’un rendez-vous toutes les deux semaines, pendant deux heures chaque fois. L’objectif était d’établir un plan d’attaque et de le mettre à exécution au fur et à mesure. A travers ces rendez-vous, il allait m’apprendre à faire des budgets prévisionnels, construire un dossier de demande de financement auprès des banques, effectuer les démarches administratives pour la création d’entreprise.
J’avais trouvé un cours particulier et un professeur de création d’entreprise… Et mon projet abandonnait les escaliers pour emprunter l’ascenseur…

11 - Café-librairie...

Le brainstorming a commencé… Ce projet, je voulais qu’il soit à l’image de mes convictions. Je voulais un lieu qui sorte de l’ordinaire, un endroit où l’on vient pour sortir du système actuel, un endroit où on peut respirer, souffler… Je voulais aussi développer l’aspect échange, le lien social qui se crée dans les bars, les cafés.
En partant de ces convictions, j’ai déjà ciblé le type d’établissement que j’allai ouvrir. Il s’agirait donc d’un café-librairie. L’idée est venue en visitant le Bateau-Livre, café-librairie situé à Pénestin, dans le Morbihan. Je trouvais que le concept collait parfaitement avec ma vision des choses. Les livres venaient enrichir les échanges au café, en ciblant quelque peu la clientèle. Ils apportaient aussi le côté calme, reposant que je recherchais. Il manquait juste une touche personnelle pour rendre ce lieu exceptionnel, un peu hors du temps. Mon fond littéraire serait orienté science-fiction et fantasy. Ma partie café serait orientée, elle, cafés et chocolats, sans alcools forts. De cette manière, j’augmentais mes chances d’obtenir la licence de débit de boisson, puisque je n’aurai besoin que d’une licence 3 (au lieu d’une licence 4 pour les débits d’alcools forts).
D’autres idées ont rapidement assaillit mon esprit. J’avais trouvé l’étincelle...

10 - Mektoub...

Avec le mois de février donc, est venue la réponse que j’attendais. L’école n’ouvrirait pas ses portes pour la rentrée 2010. J’ai vu là le signe que j’attendais.
Dès ce moment, je me suis dit qu’il était temps pour moi de faire ce qu’il me plait réellement, ce qui allait avec mes convictions. Or l’informatique, aussi intéressant soit-elle, ne me convenait pas. J’ai donc pris la décision de terminer mes études en même temps que mon année de licence. Evidemment, je ne laissais pas tout tomber. Il me fallait un parachute, au cas où. J’ai fait le nécessaire pour obtenir mon diplôme.
En parallèle, dès que j’ai eu cette réponse, je me suis plongé à fond dans ce projet de bar. Dans un premier temps, il me fallait déterminer ce que je voulais faire. Introspective donc, pour trouver ce qui me motivait, ce que je souhaitais voir dans le bar…

9 - Choisir, Hésiter mais choisir...

Donc j’ai recherché activement un moyen de partir. Le plus accessible à mes yeux était de partir étudier là-bas. D’abord, cela éviterait des conflits avec mon père, la poursuite d’études justifiant ce projet. Ensuite, financièrement parlant, j’avais moyen de toucher des aides non négligeables, élément nécessaire à mon voyage. Après de nombreuses recherches, j’ai enfin trouvé une école qui m’offrait cette opportunité. Problème, l’école qu’ils comptaient ouvrir à Sydney ne devait finalement être ouverte que l’année suivante. Il me fallait donc meubler une année. Rapidement, mon choix s’est orienté vers une 3ème année de licence en Informatique.
J’avais mon programme pour l’année, en attendant de partir. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu…
D’abord, mon ami gérant du café que je fréquentais m’a dit que l’année 2010 serait probablement riche en opportunités pour la reprise d’un commerce. Il m’a donc proposé de réfléchir consciencieusement à l’idée de bar dont je lui avais parlé. A nouveau, l’enthousiasme m’a emporté dans ce projet que j’avais laissé dormir patiemment. Seulement, il fallait aussi voir avec mon projet d’Australie. Je décidai donc d’attendre la réponse définitive de l’école que j’avais contactée. Parce qu’entre temps, j’ai appris que la certitude de l’ouverture d’une école à Sydney était devenue une probabilité, puis une possibilité.
Je devais être fixé en février…

8 - Coïncidences...

Obligé de repousser mon projet de bar, j’ai décidé de mettre à profit ce temps pour réfléchir à mon parcours, à mon projet personnel.
En refaisant ma deuxième année, j’étais déterminé à obtenir mon diplôme, mais j’ignorais de quoi serait fait mon avenir. Ma confiance en mon projet de bar avait été ébranlée par le décalage de l’échéance. A la même période, une lecture qui m’a beaucoup influencé : La Prophétie des Andes, de James Redfield, et d’autres livres m’ont convaincu que cet échec au DUT était comme un signe qu’il n’était pas encore temps de mettre mon projet en œuvre. En y réfléchissant, je me suis rendu compte que mon projet n’était pas vraiment défini. Je voulais juste être barman. Je ne savais pas où, ni comment j’y arriverai. Finalement, j’avais du temps pour vérifier mon intérêt pour ce projet et, le cas échéant, peaufiner tous les aspects de ce projet.
Les lectures dont j’ai parlé plus haut m’ont aussi amené à être plus attentif aux signes que je recevais. J’ai donc envisagé un moment de partir à l’étranger avec un ami. Destination l’Australie ! Mes recherches à ce sujet, les « coïncidences » que je remarquais, tout indiquait que je devais partir. Mais voilà, l’Australie ce n’est pas la porte à côté et il me fallait trouver un moyen de partir…

7 - Virage serré, sortie de route...

Retour à Vannes donc, avec une année riche en expérience et qui resterait gravée dans ma mémoire. Je me suis réorienté en DUT Informatique à Vannes, où j’avais postulé l’année de mon baccalauréat.
Dans cette formation, je retrouvais un cadre scolaire plus proche du lycée, avec des classes de 20 étudiants, des cours pratiques, des enseignants qui connaissent mon nom. La première année s’est passée sans soucis. Je frôlais les meilleures places de la promotion, je retrouvais un niveau proche de celui que j’avais au lycée. Mais la seconde année a été beaucoup plus laborieuse. Un désintérêt, me semblait-il passager, pour l’informatique, quelques complications sur le plan personnel, et c’est tout mon projet personnel qui se retrouvait chamboulé. Je ne rêvais plus d’être ingénieur en informatique. Une autre envie était née en moi, à force de fréquenter un café proche de chez moi, à force de discuter avec le patron de ce café. Dans ce café, je trouvais un côté humain magique, une oreille attentive, un lieu d’échange, de rendez-vous, de retrouvailles. Ce côté humain qui faisait défaut à l’INSA, me poussant vers la sortie. Beaucoup on pensé à une lubie passagère lorsque j’ai déclaré vouloir suivre une formation barman après mon DUT informatique. Moi-même, je doutais un peu à l’époque. Mais j’avais envie de me prendre en main, cela faisait plusieurs années que je choisissais la trajectoire de ma vie, et je ne voulais pas rendre le volant à l’opinion général autour de moi.
Mais voilà, encore une fois perturbé par des changements brutaux, cette fois de mon propre fait, j’ai manqué une marche, raté mon DUT de quelques dixièmes de points et renvoyé cette idée de bar loin dans mon esprit. Je n’étais pas encore prêt à tout lâcher et puis, il me fallait quand même un parachute, ici le DUT…

6 - C'était bien l'INSA...

L’année où j’ai obtenu mon baccalauréat, j’étais reçu à l’Institut National des Sciences Appliquées de Rennes, prestigieuse école d’ingénieur. J’espérais y poursuivre des études dans l’informatique, domaine qui avait suscité en moi beaucoup d’intérêt depuis quelques années. Je me voyais bien parti pour devenir ingénieur dans ce domaine et avoir une brillante carrière dans une grande entreprise, voire créer ma propre entreprise.
Or, cette année scolaire ne s’est pas déroulé tout à fait comme j’avais prévu. En fait, je dois avouer que je n’avais pas prévu grand-chose, ce qui compliquait un peu l’affaire. En effet, j’ai connu divers changement assez déroutants pour le jeune homme que j’étais. Brillant en cours sans me forcer, je devais apprendre à travailler par moi-même après avoir été encadré pendant toutes mes années lycée. J’ai aussi découvert la vie loin du « cocon » familial. Pour la première fois, je me trouvais à vivre en appartement et étais donc confronté à la nécessité de gérer aussi ma vie extrascolaire. Je me suis donc perdu durant cette année rennaise, au moins du point de vue scolaire. Mes notes ont chuté de manière vertigineuse et arrivé à la moitié de l’année, je décidais qu’il me fallait changer de parcours pour m’épanouir. J’avais réussi à pointer du doigt certains aspects de l’enseignement à l’INSA qui ne me convenaient pas. Le plus important de ces aspect était assez bien résumé par les codes-barres que l’on collait sur nos copies d’examen. En effet, chaque étudiant de l’INSA était doté d’un numéro d’étudiant, jusque là rien d’anormal. Seulement, la plupart des professeurs ne nous connaissaient pas du tout. Aucun n’était capable d’identifier réellement nos attentes, nos difficultés… Nous étions des codes-barres, des produits sortis à la chaîne ou mis au rebut en cas de défaut.
J’ai quitté l’INSA par la porte des rebuts. Mais hormis l’aspect scolaire pur, j’ai passé à Rennes l’une des plus belles années de ma vie, appréciant le rythme, l’activité, la vie rennaise. A l’INSA, comme ailleurs dans la ville, j’ai pu apprécier un esprit très ouvert, qui ne juge pas au premier regard, une franche camaraderie… Je suis parti avec la ferme intention de revenir un jour. En attendant, c’était le retour à Vannes et à la maison…

5 - Fâché avec le français...

Dès mes premiers bulletins de notes, il est apparu que j’étais plutôt bon en classe. Durant mes années primaires, je n’ai eu pratiquement aucune concurrence. J’ai poursuivi au collège avec d’excellentes moyennes. A ce moment, j’avais en tête un parcours doré dans l’informatique, une autre de mes passions.
J’ai donc poursuivi au lycée avec une série Scientifique, option Sciences de l’Ingénieur et spécialité mathématiques. Le baccalauréat a été une formalité à laquelle j’ai apposé une mention Assez Bien. Curieusement, les matières dans lesquelles j’ai perdu le plus de points (ce qui m’a certainement valu de rater la mention Bien) étaient Français, Histoire-Géographie et Philosophie. Pour un profil scientifique, c’était plus ou moins acceptable. On pourrait prétexter un désintérêt total pour des matières à coefficients faibles dans la série S. Mais pour mon entourage, c’était inacceptable compte tenu de mon intérêt pour les lettres.
Seulement, je dois avouer que je me suis rapidement fâché avec le français de lycée et la philosophie. On nous enseignait à deviner « ce que l’auteur a voulu dire, exprimer » à travers différentes figures de style. Chaque analyse de texte faisait appel à la même méthode que je trouvais aberrante. Comment peut-on prétendre savoir ce que pense ou ressent un auteur qu’on n’a jamais connu ? Pour avoir moi-même pratiqué un peu d’écriture, j’étais bien incapable de dire que j’ai utilisé sciemment telle ou telle figure de style pour exprimer ceci ou cela. Alors comment les autres pouvaient-ils le faire à ma place ? J’ai donc abandonné l’idée de travailler en cours de français. Les notes ont suivi le même chemin. Ce côté « imposé », je l’ai aussi retrouvé en philosophie. On nous rabâchait sans cesse les mêmes méthodes d’analyse de texte, de développement d’une idée, alors que la philosophie, amour de la sagesse n’est pas un simple dérivé des cours de français. La philosophie tente entre autre d’apporter des réponses aux questions que se pose l’humanité, consciemment ou inconsciemment. Or, durant mes cours, je n’ai pratiquement pas vu d’historique de la pensée. Un genre de résumé des différents courants de pensées à travers les âges, rappelant l’état des choses à l’époque et expliquant l’origine de ces courants, ce qu’ils apportaient de nouveau… J’étais tout simplement perdu.
Mais ces réflexions ne sont venues que bien plus tard. Pour l’heure, j’avais un baccalauréat en poche et je me dirigeais vers une école d’ingénieur prestigieuse…

4 - Histoire d'écrire...

Comme je l’ai déjà dit, j’étais très à l’aise avec la langue française, et ce dès mon plus jeune âge. J’adorais écrire, raconter des histoires. Il va sans dire que les jeux de rôle m’ont apporté beaucoup de matière pour imaginer mes histoires. Mais je ne me suis pas limité à raconter des histoires fantastiques. Dans les exercices de poèmes, donnés en cours, j’adorais rechercher les rimes, jouer avec les mots. J’ai aussi eu une période pendant laquelle je tenais assidument un journal intime. Cela peut paraître futile, mais cette activité régulière m’a permis de développer mon style et d’améliorer mon écriture en général. Cela m’a permis aussi de mettre de l’ordre dans mes idées, dans ma tête quand je pensais celle-ci prête à exploser.
Plus tard, de longues correspondances épistolaires avec des amies éloignées ont remplacé le journal. J’y trouvais un soutien, des réponses, des moments de bonheur. Et puis, j’étais lu par quelqu’un d’autre que moi-même. Ce besoin de partager, mis en évidence dans le film Into The Wild par le héros lorsqu’il écrit que le bonheur n’existe réellement que s’il est partagé, va dicter de plus en plus mes écrits. Bien sûr j’ai continué et je continue toujours à écrire pour moi-même, comme une soupape pour relâcher la pression des pensées qui occupent mon esprit. Mais l’envie de partager mes écrits ont fait naître divers projets tels que la publication d’un recueil des poèmes que j’avais écrit, l’écriture encore en cours d’un roman de fantasy, et plus récemment la création de plusieurs blogs dont celui-ci.
Cette passion de l’écriture était donc guidée par un besoin d’éclaircir mes idées, de me confier, de partager des moments de bonheur. Pourtant, rien dans mon parcours scolaire n’aurait laissé deviner cette passion dévorante des lettres…

3 - Drôles de jeux...


Très tôt, j’ai été attiré par tout ce qui pouvait être un tant soit peu extraordinaire, merveilleux même. Comme un clin d’œil du destin, je suis né dans une grande famille où le passe-temps favori de nombre de mes cousins n’était (et c’est encore le cas aujourd’hui pour quelques uns) autre que le jeu de rôle. Je vais me limiter à une description très brève de cette activité ici car ce n’est pas le sujet et que d’autres traitent de ce sujet avec une rigueur que je n’aurai pas (La Taverne des Rôlistes, par exemple…).
En résumé le jeu de rôle se situe entre le théâtre d’improvisation et les jeux de cow-boys et indiens des enfants. Un des joueurs est le maître du jeu et raconte une histoire dans laquelle les autres joueurs vont faire évoluer leur personnage. Chaque joueur décrit les faits et gestes de son personnage en fonction des scènes décrites par le maître du jeu. C’est donc un jeu qui fait énormément appel à l’imagination, tout en apportant une dimension sociale très intéressante.
Le lien entre cette activité et mon goût pour le merveilleux réside dans la diversité des univers dans lesquels on peut faire jouer les personnages d’un jeu de rôle. La plupart du temps d’ailleurs, les personnages sortent de l’ordinaire, soit par leur nature (vampire, loup-garou, mage…), soit par leur statut dans l’univers de jeu (seigneur féodal dans les jeux de capes et épées, aventuriers en quête de trésor dans les donjons…). L’imaginaire est omniprésent et je me suis donc rapidement plongé à la suite de mes cousins dans de longues parties de jeu de rôle, à la recherche d’expérience, de magie, de rêve, d’évasion… Ce dernier mot reviendra plus tard à mon esprit avec une importance que je ne soupçonnais pas à l’époque.
Au-delà de la fantasy et de la science-fiction, c’est tout le domaine de l’imaginaire qui trouvait à mes yeux un intérêt formidable. Et les jeux de rôle, entre autres activités, ont apporté une autre dimension à l’écriture…

2 - Livres en tous genres...

En grandissant, j’ai bien sûr élargi ma bibliothèque, mes références. J’ai aussi commencé à sélectionner ce que je lisais. Il est évident qu’on ne pourra, même en un millier de vies, lire tous les écrits du monde.
C’est ainsi que j’ai commencé à m’orienter vers des genres littéraires bien précis. Je n’éprouvais que peu d’intérêts pour les romans policiers, et ce depuis le début. J’ai donc simplement ignoré la majorité de ces livres. A l’inverse, certaines lectures ont éveillé en moi un intérêt formidable pour la science-fiction, en particulier la fantasy. J’ai dévoré Le Seigneur des Anneaux dès que j’ai pu m’en procurer un exemplaire. Ma bibliothèque personnelle s’est peu à peu rempli de romans de Feist, de Zimmer Bradley, de Goodkind… J’ai suivi avec assiduité la série des Lancedragon et des Royaumes Oubliés. Il y avait dans ces livres un je-ne-sais-quoi qui m’enchantait. Et chaque moment passé à lire ces romans étaient autant de moments de bonheur. J’avais trouvé le genre littéraire qui me convenait le mieux, sans en avoir compris le pourquoi. Ceci, je l’apprendrai bien plus tard, à force d’introspections, de réflexions sur mes convictions.
Plus récemment, j’ai découvert un autre genre littéraire qui m’a fasciné. Il s’agit des romans dit de « développement  personnel ». Dans cette rubrique on classe un peu tout et n’importe quoi, mais la mention d’un seul auteur pourrait donner un aperçu du contenu : Paulo Coelho, célèbre auteur de L’Alchimiste. Chacun des romans de cet auteur, mais aussi tous ceux de cette rubrique, fait passer un message. En résumant très grossièrement, il s’agit d’avoir confiance en soi, de ne jamais hésiter et de profiter de la vie. Ces messages m’ont touché, arrivant à un moment où j’avais besoin de trouver une certaine ligne de conduite à ma vie. Les romans de Paulo Coelho ont eux aussi commencé à peupler ma bibliothèque.
A travers mon parcours de lecteur, j’ai donc dégagé deux grandes familles de romans : la fantasy (et plus généralement la science-fiction) et le développement personnel. D’autres activités particulières durant mon enfance et mon adolescence dessineront mon rêve.

1 - Au commencement...


Je vais te raconter l’histoire d’un café…
Tout a commencé il y a bien longtemps, quand j’ai appris à lire et à écrire. Il est essentiel de revenir aussi loin en arrière car ce fait est l’un des événements majeurs de ma vie et le « Big Bang » de ce café dont je vais te parler.
Tout a commencé donc, quand j’ai découvert la lecture et l’écriture. Comme la plupart des jeunes de mon pays, c’est vers l’âge de 5 ans que j’ai appris à décrypter ces mystérieux symboles que sont les lettres et les chiffres. Loin d’être perdu, j’étais au contraire fasciné par ceux-ci. Rapidement, j’ai pris de l’avance sur mes petits camarades et appris à lire par moi-même. J’étais curieux de connaître les histoires racontées dans ces merveilleux objets que sont les livres. Ayant une mère elle-même bonne lectrice, j’ai bénéficié de l’abondance de récits dès mon plus jeune âge. Et dès lors, j’ai commencé à lire tout ce qui me tombait sous la main. Des romans bien sûr, mais aussi des magazines, des revues de vulgarisation scientifiques… De cette passion est né une aisance pour le français, matière enseignée à l’école. J’avais un bon vocabulaire, une orthographe avec très peu de fautes. Et tout cela, je le devais à la lecture. De ce fait, je n’ai que peu souffert des difficultés rencontrées par mes camarades : mauvaises notes en dictée, en conjugaison… Ces revers qui fâchent beaucoup d’entre nous avec la langue française, si riche pourtant. J’ai même découvert une seconde passion à travers les exercices d’expression écrite : l’écriture. J’adorais inventer des histoires, décrire des paysages, narrer des épopées fantastiques. Je cherchais les mots justes, les bonnes expressions pour raconter les plus belles histoires. Au moins cela plaisait-il à mes professeurs puisque j’ai toujours ramené d’excellentes notes en expression écrite.
Ma première expérience avec la lecture et l’écriture était donc vraiment belle. Les suivantes ont confirmé le coup de foudre…

A propos

Voici l'histoire d'un café...
Un projet qui a longtemps été un rêve, puis qui a pris forme petit à petit.
Voici l'histoire de ce projet...