50 - Mise en suspens...

13 décembre...

Après une longue attente, j'ai enfin pris la résolution de mettre en suspens mon projet. Le refus de plusieurs banques, l'absence de réponse des autres, l'implication frileuse de l'agent du cabinet d'affaire ont eu raison de ma détermination.

J'ai donc décidé de mettre fin à la collaboration avec le cabinet en question, en vertu d'une clause suspensive incluse dans le compromis de vente stipulant que ce dernier serait caduc en cas d'incapacité de l'acheteur à trouver les fonds nécessaires à la transaction dans les délais impartis.

En aucun cas je n'abandonne le projet. Il est simplement repoussé à une date ultérieure. Je vais donc profiter de ce "délai forcé" pour emmagasiner de l'expérience et de l'argent. Ainsi, le prochain dossier que je présenterai aux banques sera plus solide et facilitera la décision. Je commence donc à chercher du travail dans les bars.

J'ai ciblé plusieurs villes correspondant à plusieurs options. D'abord Vannes, parce que je pourrai loger chez mon père et donc économiser plus d'argent qu'ailleurs. Seulement, après une conversation avec un des barmens de Vannes, j'ai appris qu'il serait difficile de trouver un poste ici faute d'expérience.

La seconde option est évidemment Rennes. Plusieurs avantages: plus de bars qu'à Vannes, donc plus de possibilités de postes, mais aussi l'opportunité de rencontrer la clientèle rennaise et ainsi me faire connaître en prévision du futur.

La dernière option m'a été soufflé par des amis. Il s'agirait de rejoindre Londres. L'avantage principal est que les bars y recrutent même les novices sans trop de soucis. On peut ajouter aussi l'opportunité de parfaire ma maîtrise de l'anglais et bien sûr le dépaysement. Certes, j'économiserai beaucoup moins qu'avec les autres options, mais il ne faut pas écarter cette possibilité.

Je me donne jusqu'à mi-janvier pour trouver du travail en France (Vannes ou Rennes). Ensuite, en l'absence de résultat, je traverserai la Manche.

49 - Délai salvateur ?

4 novembre...

Aujourd'hui, j'ai enfin eu des nouvelles de l'agent immobilier avec qui je traite. Après plusieurs jours de silence, il m'a annoncé que les banques n'avaient toujours pas rendu de réponse. Il a relancé chacune d'elles et attend des nouvelles rapidement. Peu inquiet par rapport au temps d'attente pour la gestion du dossier, il m'a indiqué que les banques étaient actuellement en retard dans nombre de dossiers qu'il a présenté ces derniers temps.

Du coup il m'a proposé d'étudier la signature d'un avenant au compromis de vente permettant de décaler la date de signature au mois prochain. De fait, on aura le temps d'obtenir les réponses des banques. Néanmoins, ce délai se répercute aussi sur la date d'ouverture de mon établissement. Et donc, il faudra très vite que je me mette en place pour pouvoir assurer les diverses échéances du mois de décembre.

Ces nouvelles m'ont remis un petit coup de fouet. Il en va de même avec la visite que j'ai fait hier soir. Avec des amis, j'ai été boire un verre dans un bar tout juste repris par un jeune couple. Il s'agit de "La Pergola" à Plaudren (56), un chouette établissement soit-dit en passant. J'ai eu l'occasion de discuter avec les nouveaux propriétaires concernant les démarches qu'ils ont effectué, les difficultés rencontrées, les soutiens qu'ils ont obtenu de part et d'autre. Cette discussion enrichissante m'a redonné confiance elle aussi.

48 - Insupportable...

3 novembre...

Voila quatre jours maintenant que j'aurais dû signer l'acte de vente final du fond de commerce. A l'heure qu'il est, j'ai eu deux réponses des banques : après le Crédit Agricole, j'ai eu une réponse de la Caisse d'Epargne. D'après notre chère banque à l'écureuil, celle qui se dit proche des jeunes, je suis justement "trop jeune". L'excuse laisse un goût amer dans la bouche. Si je revenais dans une semaine vers eux avec le double d'apport, je suis sûr que subitement j'aurai pris quelques années.

Comme je l'ai dit précédemment, je ne m'attendais pas à faire l'unanimité et je me doutais que je recevrai ce genre de réponse. Mais le temps passe et le temps presse. Je suppose que les propriétaires actuels du fond de commerce m'accorderont un délai d'une semaine, mais au-delà, je doute qu'ils attendent encore. Du coup l'attente des cinq dernières réponses des banques devient pénible, insupportable. Si je garde la motivation pour mon projet, je ne peux m'empêcher de penser à un éventuel échec et ce que ça implique en terme de recherche de travail en attendant de trouver une nouvelle affaire et d'autres fonds.

La situation d'attente s'éternise et me pèse de plus en plus sur les nerfs...

47 - Débriefing banques J 2...

17 octobre...

Jeudi dernier j'ai eu les deux derniers rendez-vous avec les banques de la semaine. Il s'agissait de la Caisse d'Epargne et de la Banque de Bretagne.

Le premier rendez-vous avec la banque de l'écureuil s'est assez bien déroulé. J'ai mieux vendu mon projet que lors de l'entretien avec le Crédit Agricole. Mon interlocuteur, plus jeune, semblait plus réceptif à mes idées. Il a néanmoins soulevé certains points faibles dans mon dossier. Le plus important étant l'apport personnel. Selon lui, il est un peu trop faible pour assurer une réponse positive immédiate. Il m'a conseillé de me rapprocher de la Chambre de Commerce pour obtenir un prêt d'honneur. Ce prêt me permettrait d'augmenter sensiblement mon apport personnel et ainsi de donner un peu de marge à mes finances. Le second point soulevé est ma réticence par rapport à la caution personnelle. Cette option de garantie du prêt fonctionne sur le patrimoine de l'emprunteur, ici moi et non pas ma société. Pour le banquier, une caution personnelle, même symbolique, montre que je crois en mon projet, suffisamment pour y impliquer mes deniers personnels en cas de soucis. La réponse de la Caisse d'Epargne arrivera d'ici le début de la semaine d'après (vers le 25 octobre).

Le second rendez-vous, avec la Banque de Bretagne suivait juste après la Caisse d'Epargne. Un petit raté d'organisation nous a fait arriver avec 45 minutes de retard. Décidément, difficile ce rendez-vous après l'annulation de la veille avec le même établissement. Finalement c'était un mal pour un bien puisque ce rendez-vous est celui qui m'a laissé la meilleure impression. La situation aurait été différente si j'avais eu ce rendez-vous en premier. Mon interlocuteur était une femme assez jeune. Elle a été la plus réceptive à mes idées, m'a posé de nombreuses questions précises et n'a pas soulevé de point faible dans mon dossier.

J'attends donc maintenant les réponses de ces deux banques et celles des établissements démarchés par mail.

46 - Débriefing banques J 1...

13 octobre...

Aujourd'hui, j'avais rendez-vous avec trois banques. Le premier de ces rendez-vous était prévu à 9h. A l'heure convenue, je me suis présenté au bureau de l'agence de transaction. J'ai attendu... attendu... Mon agent a eu du retard. Tant et si bien que nous avons manqué ce premier rendez-vous. Il s'est arrangé avec la dite banque pour programmer un nouveau rendez-vous demain.

Deuxième rendez-vous programmé à 10h. Celui-ci on l'a eu. L'entretien a duré environ 45 minutes. J'ai trouvé ma prestation plutôt correcte. Mais la réponse est négative. D'après le banquier, l'emplacement n'est pas assez bon pour espérer faire les chiffres que je lui ai présenté. Il estime que la moitié de ce chiffre serait une prévision plus réaliste. Or, avec une telle prévision, mon affaire ne tient plus la route. Le résultat est négatif, mais l'expérience m'a apporté plusieurs éléments nouveaux pour les prochains entretiens. L'avis de mon agent était positif aussi. Néanmoins, il m'a conseillé d'être un peu plus percutant dans la présentation de mon projet. Je dois présenter les choses dans leur globalité et détailler seulement lorsqu'on me le demande.

Le troisième rendez-vous était prévu cet après-midi à 14h. Nous nous sommes présenté à l'accueil de la banque à l'heure. On nous a expliqué que la personne que nous devions rencontrer était absente pour la journée. Nous avons bien vérifié que le rendez-vous était prévu à la bonne date, mais notre interlocuteur n'est pas disponible. Du coup, mon agent va le recontacter pour programmer un nouveau rendez-vous.

En attendant, la journée se termine. Le bilan est assez pauvre. Un seul rendez-vous effectué sur trois, pour une réponse négative. J'espère que la journée de demain sera plus productive avec ses deux rendez-vous planifiés.

45 - Rendez-vous avec les banques...

9 octobre...

Hier, j'ai eu des nouvelles pour mes rendez-vous auprès des banques. Enfin! Je commençais à m'inquiéter sérieusement. Il se trouve que mon agent immobilier était grippé.

Rendez-vous avec les banques donc mercredi et jeudi prochain (13 et 14 octobre). Trois rendez-vous mercredi et un jeudi. Ajoutons à cela les deux dossiers envoyés par les soins de mon agent à des banques qui prennent leur décision sans rendez-vous (pas chiant, mais pas franchement rassurant). Nous avons donc six établissements bancaires qui vont étudier mon dossier.

Ces rendez-vous arrivent tard, mais mon agent m'a assuré que les personnes que j'allais rencontrer étaient des décideurs qui pourraient me donner réponse rapidement. En espérant qu'il soit plus dans le vrai avec cette information que lorsqu'il m'a parlé de licence.

Débriefing à l'issue de ces rendez-vous.

44 - L'Epreuve du Conquérant...

1er octobre...

Petit bilan de la journée d'hier, forte en émotions...

Après avoir posté le précédent billet sur ce blog, j'ai pris le temps de réfléchir à la situation. Il n'est pas dans ma nature d'abandonner aussi facilement. Je devais donc trouver une solution. Le problème essentiel posé par l’absence de licence III était celui de la vente d’alcool. Or, le fonds de commerce que je m’apprête à acheter est accompagné, comme je l’ai déjà mentionné, d’une licence Restaurant. Je pourrai donc vendre de l’alcool. Il suffit juste de trouver un produit à attacher systématiquement à toute vente d’alcool.

C’est là que, après discussion avec mon « coach », j’ai eu l’illumination ! Le concept que je veux développer propose déjà ces produits. Il s’agit des pâtisseries, crêpes et autres petites restaurations. Je n’ai plus qu’à faire rentrer cette consommation dans les habitudes de mes futurs clients. Bien sûr, il faudra revoir mes tarifs, puisque cette « formule » sera systématique pour les consommations d’alcool.

Du coup, le problème posé est surmonté et renforce même le concept que je développe.

Pour reprendre les mots d’un auteur que j’apprécie : « Une quête commence toujours par la Chance du Débutant et s'achève toujours par l'Épreuve du Conquérant. » (Paulo Coelho). Après la Chance du Débutant, me voici confronté à l’Epreuve du Conquérant. Je me retrousse donc les manches pour trouver mon trésor et accomplir ma Légende Personnelle.

43 - Coup d'arrêt...

30 septembre...

Aujourd'hui j'ai eu une très mauvaise nouvelle.

Depuis le compromis de vente, une question me trottait dans la tête au sujet de la licence de débit de boisson. Celle qui est liée au fonds de commerce que j'achète est une licence restaurant. Ce qui signifie qu'elle autorise la vente d'alcool uniquement aux heures des repas et en accompagnement du repas.
J'avais soulevé cette question au moment de signer le compromis, mais l'agent immobilier m'a dit qu'il n'y avait aucun problème et que l'acquisition de la licence III, celle qui m'intéresse, serait une formalité. J'ai donc signé.

Aujourd'hui, après avoir appelé le bureau des douanes de Rennes, j'ai appris que l'obtention de la dite licence était loin d'être une formalité. Pire, il semble même qu'elle soit impossible à attacher au fonds de commerce en question en raison de la proximité d'une école.

Je ne vois actuellement aucune solution convenable, puisque mon projet ne peut exister sans la licence III au minimum. Je vais probablement me résoudre à annuler la transaction, payer la clause aux cédants et reporter ce projet...

La leçon du jour : ne pas se fier aux agents immobiliers, aussi sincères semblent-ils. Et toujours vérifier les informations par soi-même avant de signer quoi que ce soit.

42 - Compromis de vente...

21 septembre…

Hier j’avais rendez-vous à Rennes pour signer le compromis de vente avec les propriétaires chez un notaire. Le compromis de vente établi les conditions de vente du fond de commerce, précisant l’état du fond racheté, du bail commercial en cours. Il fait aussi état des différents obligations de chaque partie, décrit les clauses suspensives liées à la vente (capacité physique de l’acquéreur, obtention de prêt…) et prévoit les frais à payer en cas de rétractation de l’une ou l’autre des parties.

Beaucoup de paperasse, néanmoins très importante car elle permet d’éviter tout conflit ultérieur.

La prochaine étape, les banques, va suivre très rapidement. En effet, dans le compromis de vente, une clause suspensive relative au prêt bancaire prévoit l’envoi du dossier de financement aux banques dans un certain délai, ici 10 jours à compter de la date de signature du compromis. Passé ce délai, le vendeur est en droit de me demander des preuves de mes démarches. En l’absence de ces preuves, il peut rompre le compromis et réclamer le montant de la clause pénale.

Ce délai impose une grande réactivité de ma part. Mais j’avais anticipé et mon dossier est pratiquement terminé. En outre, ce délai permettra aussi de faire accélérer les banques au sujet du dossier. En effet, le compromis prévoit qu’en cas d’absence de réponse des banques dans le délai de 30 jours à compter de la date de signature du compromis, celui-ci sera considéré rompu.

Le compromis prévoit enfin la date maximale pour signer l’acte de vente officiel. Ici, la date du 30 octobre est avancée. Donc je devrai, si tout se passe bien, intégrer les lieux fin octobre, début novembre.

41 - Négociations, suite et fin...

9 septembre…

Suite et fin des négociations.

L’agent que j’ai rencontré vendredi dernier devait faire part de mon offre aux vendeurs lundi 6 septembre. En réponse à mon offre, ces derniers devaient accepter ou en formuler une nouvelle, à laquelle je devais répondre et ainsi de suite jusqu’à accord des deux parties. Je n’espérais donc pas de nouvelles avant le milieu de semaine.

Mais l’agent a fait un travail impeccable puisque dans la journée de lundi il m’appelait pour me dire que mon offre initiale avait été acceptée. Je pensais bien réduire le prix, mais pas tant. C’est donc une excellente nouvelle que j’ai eu le plaisir d’entendre lundi.

A côté de cela, j’ai déposé mon dossier complet auprès de Pôle Emploi pour prétendre aux allocations chômage. La personne que j’ai rencontrée m’a proposé de prendre rendez-vous lorsque j’aurai eu une réponse pour mon dossier, afin de voir la meilleure option concernant l’ARCE.

L’agent négociateur m’enverra prochainement le plan de financement détaillé que je pourrai intégrer à mon dossier. Si tout se passe bien, j’attaque les banques la semaine prochaine.

40 - Négociations, acte 1...

3 septembre…

De retour de Rennes aujourd’hui après le rendez-vous à l’agence. Accompagné de mon « coach », nous avons commencé à négocier le prix d’achat du fond de commerce. En peu de temps, nous avons réussi à descendre le prix. J’attends maintenant des nouvelles de l’agence qui va transmettre notre offre aux vendeurs. Mon « coach » et moi sommes confiants quant à l’issue de ces négociations. La baisse de prix que nous obtiendrons servira à conforter mon dossier auprès des banques.

La suite logique est justement le rendez-vous avec les banques. Cette fois encore, je suis confiant. Le dossier, que nous avons brièvement présenté à l’agent que nous avons rencontré, est assez complet. Il y a quelques détails à régler, chose faite courant de semaine prochaine.

Autres éléments à voir dans la semaine : obtenir une attestation auprès du Trésor Public, s’inscrire officiellement auprès de Pôle Emploi et leur demander des précisions concernant le dispositif ARCE.

Encore un bon coup d’accélérateur dans ce projet dont l’issue s’approche à grand pas maintenant !

39 - Retour de vacances...

27 août…

Retour de vacances. Je remets le nez dans le projet. Après discussion avec mon « coach », nous avons convenu d’un prix raisonnable pour le fond de commerce que je vise. Nous allons prendre rendez-vous avec l’agence chargée de la transaction pour la semaine prochaine avec pour objectif de trouver un accord pour le prix. Si tout se passe bien, on enchaine avec la démarche auprès des banques.

Le projet est plus que jamais en route et il me tarde d’en voir la concrétisation.

38 - Visite officielle...

06 août…

Hier, j’ai pu visiter officiellement le local « idéal » dont j’ai parlé précédemment. Pour des raisons de discrétion évidentes préalable à toute transaction, je ne rentrerai pas dans le détail. J’ai pu donc visiter ce local. Remis à neuf très récemment par les actuels propriétaires du fond de commerce, le local est situé en centre ville de Rennes, légèrement excentré. La rue est passante, aux dire de la propriétaire. Le local est vaste et peut être divisé en plusieurs « salles ». Concernant le matériel, la quasi-totalité restera avec le fond de commerce. Il n’y aurait donc que peu d’achats à faire pour meubler l’ensemble. Le décor est assez neutre et l’ambiance serait aisément retouchable. Avis aux fumeurs, un coin à leur attention est disponible avec ce local.

En plus du local d’activité, le fond de commerce étudié comporte un appartement situé juste au-dessus. Ce dernier est très vaste, comportant deux grandes chambres, un salon, une « buanderie », plus les commodités. L’ensemble est vieillot et mériterait des travaux de rénovation dans l’ensemble, mais reste tout à fait vivable.

Je pensais aussi demander, dans la journée, des informations concernant un autre produit situé à deux pas de la place St Anne. Cependant, l’agent qui m’a fait visité m’a annoncé d’emblée que ce bien avait trouvé preneur dans la semaine. Il s’est donc évertué à trouver d’autres produits qui pourraient me convenir. Un seul a plus ou moins retenu mon attention. Ayant une situation géographique similaire au local dont je parle plus haut, ce produit est toutefois plus cher et, selon l’agent, nécessite d’importants travaux de rénovation. J’ai quand même demandé à être tenu au courant en supposant pouvoir abaisser un peu le prix de cession. Cette piste reste cependant secondaire par rapport au local que j’ai pu visiter.

Prochaine étape : l’analyse des bilans de l’activité actuelle du local visité en vue d’une première proposition de prix…

37 - Visite remise...

28 juillet…

Aujourd’hui quelques nouveautés. Hier je devais visiter plusieurs biens avec l’agent immobilier, dont la piste « idéale ». Je devais y aller avec mon « coach ». Finalement, mon coach a eu un imprévu. Il m’a tout de même briefé pour que je sois en bonne condition. Arrivé à l’agence, j’apprends que l’agent qui devait m’emmener faire les visites était lui aussi retenu par un imprévu. Du coup c’est un de ses collègues qui m’a emmené voir les locaux. Seulement, ce dernier m’explique qu’il n’a pas connaissance des dossiers dans leur ensemble. Il ne peut donc pas me donner beaucoup d’informations. Il n’a pas pu me faire visiter mais il m’a donné des informations intéressantes concernant l’environnement de chacun des biens qu’il m’a montré. En effet, il a de solides connaissances des quartiers rennais et m’a donné beaucoup d’informations sur la population jouxtant chaque local.

Partie remise donc pour la visite officielle des différents locaux, mais déjà un petit dégrossi à ce sujet… Du nouveau très bientôt.

36 - Eclaircis dans le ciel...

15 juillet…

Du nouveau encore depuis la semaine dernière ! Tout d’abord, après avoir été recontacté par l’agent qui m’a présenté les pistes chaudes, j’ai appris que j’avais un peu mélangé deux biens qu’il me proposait. Du coup, la piste du local « idéal » dont je parlais est un tout petit peu moins alléchante car moins bien située. Cela dit, elle reste potentiellement ma priorité.

Dans ce sens, j’ai travaillé à remplir mon dossier de financement. J’en vois enfin le bout. Demain, je termine les budgets si tout se passe bien. Ensuite, avec l’aide de mon ami cafetier, je vais visiter les locaux potentiels et déterminer l’offre que je ferai pour ces biens. Déplacement prévu courant de la semaine prochaine.

Enfin, élément très important puisqu’il me permettra de conclure rapidement l’affaire, un proche généreux m’a prêté 10 000€ pour financer l’apport de base qu’il me fallait. C’est un grand pas en avant puisqu’il fournit la moitié de l’apport ! Il me reste donc à récupérer ce qu’il reste, mission loin d’être impossible.

Des nouvelles globalement bonnes et une vision de bonheur, celle l’aboutissement prochain de ce projet !

35 - Apport personnel important...

6 juillet…

Hier, petite réunion avec mon « coach ». Nous avons discuté de la faisabilité du projet en incluant l’achat d’un fond de commerce. Pour cela, nous avons donc retravaillé les budgets prévisionnels en incluant un emprunt de 80 000 € correspondant au fond de commerce qui m’a été présenté. Ces budgets prennent en compte un apport personnel de 20 000 € qu’il va me falloir trouver pour inciter les banques à me suivre sans rechigner. Au total, j’ai donc un budget proche des 100 000 € qui prend en compte l’achat du fond de commerce, l’achat du fonds de livre et l’achat du matériel de café (caisse enregistreuse, ordinateur, …). Dans les prévisionnels, j’ai aussi inclus la partie livres (achat et vente de livres neufs et occasions). Le projet reste viable et donc, je dois maintenant trouver ces 20 000 €.

Plusieurs pistes s’offrent à moi. La plus simple, mais aussi celle qui m’enthousiasme le moins et qui pourrait finalement n’être pas bonne, serait de travailler quelques temps pour économiser cette somme. Une autre possibilité serait de me faire avancer cette somme par un ou des proches. Là aussi, je suis peu enthousiasmé par cette option car c’est toujours difficile de demander. La troisième piste est liée au dispositif Oséo qui propose une garantie pour les prêts bancaires. Je vais donc me renseigner pour voir si cela peut convenir à mon projet et le cas échéant, si je peux y prétendre…

34 - Pistes chaudes !

2 juillet…

Aujourd’hui, bilan de ma journée d’hier. Pour rappel, j’ai passé la journée à Rennes à la recherche d’un local pour m’installer. J’ai donc démarché quelques agences immobilières à commencer par l’une des grandes enseignes : Blot Immobilier. J’y ai été bien reçu, mais le résultat de la rencontre est plutôt négatif. L’agent m’a appris que son entreprise s’occupait rarement d’indépendants, faute de pouvoir leur consacrer suffisamment de temps. Il m’a cependant encouragé dans ma recherche en me donnant quelques idées et en me disant de bien ciblé l’emplacement que je recherchais pour faciliter la tâche.

La deuxième visite a été plus fructueuse. Il s’agissait de l’agence BVI en centre ville. L’agent qui m’a reçu m’a proposé un seul et unique bien. Situé plein centre ville, avec une surface très intéressante et un loyer correct, presque tout y est. Il reste un point délicat, ce local n’est pas accompagné de licence de débit de boisson. J’ai donc dû contacter les douanes pour savoir ce que je pouvais faire à ce sujet. A défaut de pouvoir créer une nouvelle Licence, je pouvais en racheter une n’importe où dans le département et la ramener dans le local en question. Pas impossible donc et du coup, une piste chaude pour la suite.

J’ai ensuite visité d’autres agences auxquelles j’ai laissé mes coordonnées dans l’attente de biens qui me conviendraient. Puis je me suis rendu à la Chambre de Commerce et d’Industrie pour obtenir des informations concernant le dispositif Oséo. J’en suis ressorti avec un numéro pour Oséo et un dossier de présentation de mon projet à remplir pour obtenir un suivi gratuit auprès de la CCI.

La dernière agence que j’ai suivi était Michel & Simond, agence spécialisée dans les transactions d’affaires, proposant non seulement des biens, mais aussi le suivi des dossiers de financement et l’accompagnement tout au long de la transaction. L’agent que j’ai rencontré m’a immédiatement expliqué que je trouverai difficilement des locaux en location pure, i.e. sans droit d’entrée au bail ou sans fond de commerce. En revanche, il m’a proposé différents biens qu’il avait en ce moment, avec un fond de commerce. Un bien en particulier a retenu mon attention. Exactement la surface que je recherche, une licence 3 attachée au fond de commerce, un emplacement extra, un loyer convenable, pratiquement aucun aménagement à prévoir et, cerise sur le gâteau, un appartement au-dessus du local compris dans la location. Le local idéal en somme. Le seul bémol est le prix du fond de commerce : entre 65 et 80 000 €. En soi, c’est un prix raisonnable. Seulement, il va m’être difficile d’apporter suffisamment de capital personnel pour obtenir un emprunt auprès de la banque. Mais je garde aussi cette piste excellente, parce que je n’ai pas dit mon dernier mot…

33 - Il fait trop chaud pour travailler...

30 juin…

Petit billet après quelques jours de silence. Pas d’avancées particulières dans le projet. La faute au soleil brûlant dehors. Je suis littéralement carbonisé et je n’ai pas le courage de bosser. Je m’accorde encore aujourd’hui en repos avant de repartir à l’assaut. D’ailleurs, demain je vais à Rennes pour démarcher toutes les agences immobilières pour trouver le local tant espéré. J’en profiterai aussi pour rendre visite aux agents de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Rennes pour en savoir plus sur le dispositif Oséo et sur les différentes formalités qui me restent à faire dans ce projet…

Il y aura donc du nouveau à partir de demain soir et, espérons le, de bonnes nouvelles…

32 - Réunion avec le coach...

24 juin…

Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec mon ami « coach » cafetier. A l’ordre du jour : bilan de l’avancée du projet et nouveaux devoirs. Dans un premier temps, je lui ai fait part des résultats concernant les différents locaux visés : refus à chaque fois d’accueillir un métier de bouche. Ce qui nous a conduits à envisager de commencer par une activité de librairie uniquement pour éviter cette limitation et avoir plus de temps pour trouver un autre local. Rapidement cependant, nous avons conclus que l’idée n’était pas convenable car elle me soumettrait plus fortement encore à la concurrence de certains libraires et enlèverai ma force vis-à-vis de ceux-ci. Mais le temps ne presse pas encore et j’aurai encore plein d’occasions de trouver le local qu’il me faut.

En attendant ce local, nous nous sommes penchés sur les parties restantes à remplir dans le dossier de financement : la situation géographique et la description des habitants de Rennes, la boutique en elle-même avec ses objectifs et les outils pour les atteindre, la concurrence, les fournisseurs, la stratégie politique envisagée… Nous avons éclaircis tous ces points et j’ai donc du travail à l’horizon. Le prochain rendez-vous est pris lundi, avec comme objectif de faire du repérage de prix chez Metro et PromoCash…

31 - Fournisseurs de jeux de rôle...

23 juin…

Aujourd’hui, un peu par hasard, je me suis mis à rechercher des informations concernant les maisons d’édition et la distribution de livres de jeux de rôle. Au cours de mes réflexions au sujet du fonds de livres, je me suis mis en tête de fournir quelques références de livres de jeux de rôle. Moi-même amateur de jeux de rôle, j’ai commencé à me constituer une bibliothèque de ce genre. L’idée a plu à certains de mes soutiens et clients potentiels. En plus, je contribuerais de cette manière à soutenir l’activité de jeu de rôle qui, je l’ai vu au cours de mes recherches, connaît de grosses difficultés. Si les créateurs de jeu de rôle restent assez nombreux, les éditeurs en revanche, rechignent de plus en plus à produire ce genre d’articles car trop peu rentables. C’est ainsi qu’Asmodee, ancienne référence des jeux de société en tous genres, a tout simplement abandonné l’activité d’édition de livres de jeux de rôle.

Après quelques recherches, j’ai tout de même trouvé quelques distributeurs potentiels. Les mails de demande d’informations ont été envoyés et les réponses sont attendues…

30 - Oser Oséo...

22 juin…

Aujourd’hui je me concentre sur la recherche d’aides et de financements potentiels. Les différents intervenants que j’ai rencontrés précédemment m’ont dit en quelques mots que j’aurais difficilement accès à des aides pour mon projet. En effet, le caractère « hybride » de mon café-librairie, ni entièrement café, ni parfaitement librairie, empêche mon projet de rentrer dans les critères de nombre des aides proposées. Mais je ne néglige aucune recherche et me voilà donc sur la Toile aujourd’hui pour trouver ces aides.

Je pars avec une longueur d’avance car j’ai entendu parler d’un dispositif qui pourrait me convenir : Oséo. Ce dispositif regroupe plusieurs formes d’aides à la création ou reprise d’entreprise, mais aussi au développement des entreprises, à l’expansion à l’international, à l’innovation… Le site internet de ce dispositif est plutôt bien organisé. On y trouve rapidement les informations qui nous intéressent. J’ai ainsi trouvé plusieurs aides auxquelles j’ai droit, ainsi qu’un dispositif de réduction d’impôts et un fond de garantie pour mon emprunt initial. Le dispositif Oséo étant chapeauté par la Chambre de Commerce et d’Industrie, je vais aller leur rendre une visite lors de ma prochaine excursion à Rennes…

29 - Publicité, clientèle et surtout soutien...

21 juin…

Week-end plutôt calme sur le front du projet Imaginario. Pas de nouvelles concernant les locaux potentiels dénichés précédemment. En revanche, le bouche-à-oreille progresse peu à peu. Les différentes soirées sont autant d’occasion de parler du projet à des clients potentiels. Le nombre de « suiveurs » de ce blog et celui des abonnés à la page Facebook dédiée augmente tranquillement. Je compte sur toutes ces personnes pour me faire une bonne publicité après leur premier passage à l’Imaginario. En même temps, nombre de mes « fidèles » placent de grands espoirs en ce café-librairie et je me dois de donner le maximum pour ne pas les décevoir. C’est autant de motivation pour continuer mes recherches et mon travail dans ce sens. Parce qu’au-delà de ce statut de client potentiel, chacun de mes lecteurs, chacune des personnes avec qui je parle de mon projet, est un soutien inestimable…

28 - D'autres pistes et quelques critères de sélection...

19 juin…

D’autres pistes se présentent pour le local. J’ai contacté les annonceurs et j’attends quelques précisions de leur part. Je dois m’assurer de la compatibilité de mon activité avec le local, que la surface proposée convient bien, que l’annonce est, bien évidemment, toujours d’actualité. Je dois aussi vérifier que la date de disponibilité du local ne vienne pas trop tôt. Dans l’absolu, je pourrais répondre à une offre en deux semaines, mais idéalement je préférerais m’installer à la rentrée de septembre. Enfin, il faut aussi que je regarde le droit d’entrée au bail, s’il en existe concernant le local que j’étudie. En effet, c’est une somme versée au propriétaire ou au locataire actuel pour pouvoir exploiter le bail en activité sur le local. Cette somme est souvent assez rondelette et pourrait me poser quelques problèmes pour le financement. Affaire à suivre…

27 - Nouvelle piste et avancée dans le dossier...

18 juin…

J’ai une autre piste pour un local. Plus loin de la zone que je visais, mais encore convenable, il reste assez petit, mais je ne crache sur rien. Par contre je vais peut-être encore me heurter au problème des métiers de bouche. Pas évident avec tout ça de trouver le local idéal…

En parallèle, j’ai pratiquement terminé les futurs statuts de mon EURL, avec l’aide de mon ami cafetier. Il me reste quelques articles à recopier et à finaliser le capital de départ de l’entreprise. En tout 5 à 6 pages de formules juridiques pour expliquer le fonctionnement de la future entreprise. Une bonne chose de faite. Pour le reste, il va falloir attendre que je trouve un local avec certitude, car les parties restantes sont liées, directement ou indirectement, au local que je trouverai…

26 - Premier refus pour un local...

17 juin…

Hier après-midi, j’ai eu des nouvelles du local que j’avais repéré. Après une courte discussion avec le locataire actuel, j’ai appris que je ne pourrai pas prendre ce local. En effet, mon activité de café pose problème. D’abord, parce que je fermerai assez tard et qu’il y a des appartements au-dessus du local en question. Et comme l’isolation phonique est faible, je risque d’occasionner une gêne. Ensuite, d’après le locataire, le propriétaire du local voit d’un mauvais œil les métiers de bouche et plus généralement ceux avec un « coin cuisine » comme ce sera le cas pour moi. Ces activités, d’après le propriétaire entraîne une dégradation accélérée des locaux. C’est donc un premier revers pour ma recherche de local. Mais je suis encore bien loin d’abandonner ! Je vais redoubler d’efforts et mettre en action mon plan d’attaque.

25 - Pas de nouvelles pour le local, mais un nom pour le café...

16 juin…

Pas de nouvelles concernant le local que j’ai trouvé. Je vais continuer mes recherches. En attendant, je travaille sur le dossier de financement. J’ai pratiquement bouclé les statuts de ma société. Je travaille sur les documents fournis par Olivier Pennaneac’h.

Autre élément que je n’ai pas précisé jusqu’à présent. J’ai trouvé le nom de mon café-librairie. J’ai poussé la réflexion il y a quelques temps après la question d’une amie, qui s’étonnait que je ne me sois pas encore penché sur la question. Il me fallait un nom qui représente bien l’univers de mon établissement. Comme mon fonds littéraire sera constitué essentiellement de livres issus de l’imaginaire, et parce que j’ai été quelque peu influencé par un titre de film que j’aimais bien, j’ai décidé que mon café-librairie s’appellera : L’Imaginario.

Vivement que je trouve un local avec certitude !

24 - Actualités...

Hier, j’ai enfin fait le débriefing avec mon « coach ».

Nous avons vu certains documents que j’ai récupérés auprès d’Olivier Pennaneac’h. Ces documents, nous avons décidé de les analyser chacun de notre côté, lorsque nous aurions un peu de temps. Nous avons aussi corrigé le travail que j’ai effectué concernant la partie « l’homme-clé » de mon dossier de financement. Peu de corrections au final, l’ensemble est convenable. Nous avons donc relu la table des matières et revu rapidement chaque partie pour que je puisse avancer dessus durant mon temps libre. Nous avons ensuite concentré notre réflexion sur les statuts de l’EURL que j’allai créer. Cette partie est très importante car elle défini de manière précise et juridique l’état de la société et son fonctionnement. Pour aller vite sur cette partie, nous avons recherché des modèles-types de statuts d’EURL sur Internet. Je devais ensuite compléter le modèle choisi avec les informations propres à ma société. Mon coach m’a aussi fourni les statuts de la société qu’il dirige actuellement, pour que j’en tire les articles intéressants à ajouter pour mon cas. Ses statuts diffèrent légèrement des miens puisqu’il s’agit de statuts de SARL (Société à responsabilités limitées), donc avec plusieurs associés et des contraintes différentes de l’EURL. Cependant, c’est une bonne base de réflexion.

Autre nouvelle, j’ai peut-être trouvé un local. Un peu plus petit que ce que je voulais et pas exactement placé où je pensais, mais assez sympa dans l’ensemble et totalement dans mon budget. Cependant, il arrive peut-être un peu tôt, et j’arrive aussi peut-être un peu tard pour l’annonce. Du nouveau à ce sujet dès que possible…

23 - Livres et Lecture en Bretagne...

L’après-midi du 1er juin, je me suis rendu dans les locaux de l’association Livres et Lectures en Bretagne, pour mon rendez-vous avec Olivier Pennaneac’h, chargé de l’économie du livre.

Il m’a reçu dans son bureau. Nous avons parlé longuement de mon projet, des obstacles rencontrés ou que j’allai rencontrer. Puis nous nous somme concentrés sur la partie qui m’intéressait le plus et qui relevait de sa compétence : la partie librairie. Comme mes connaissances à ce sujet étaient plus que fragmentaires, il m’a réexpliqué le cycle du livre en entier, puis fait un petit résumé des contraintes et obligations du libraire. A partir de là, j’ai pu cibler plus précisément mes questions. Elles se concentraient surtout sur la constitution du fonds, le budget nécessaire au lancement de mon établissement, la quantité de références qu’il me faudrait en fonction de l’espace alloué aux livres. En me précisant bien que cela restait théorique, il a répondu à chacune de ces questions, me donnant ainsi un aperçu intéressant de la partie librairie. Nous sommes ensuite revenus sur la concurrence à laquelle je devrai faire face. Il ne m’a parlé que des librairies, puisque c’était le sujet du rendez-vous. Le nom de la librairie Critic est revenu assez souvent, preuve qu’elle serait ma principale concurrente. A partir des informations qu’il m’a données, j’avais les pièces nécessaires pour terminer le puzzle des budgets prévisionnels. J’ai aussi revu à la hausse l’emprunt de départ, en raison notamment de la somme à investir pour la constitution du fonds de livres.

Un rendez-vous important, duquel je suis ressorti avec des informations et surtout un contact en cas de nouvelles questions à ce sujet. Prochaine étape, le débriefing de ce rendez-vous avec mon ami cafetier…

22 - Recherche de local : Plan d'attaque...

Le matin du 1er juin, j’avais rendez-vous avec mon ami barman pour une nouvelle réunion de projet. Nous avons dressé un bilan de ce qui était déjà fait, ce qui restait à faire et les échéances qui se présentaient.

Nous avions bien travaillé sur les budgets prévisionnels. Ceux-ci étaient pratiquement bouclés. Il ne manquait que la partie concernant les livres, et bien sûr l’ajustement lié à l’emprunt effectivement contracté auprès des banques et dépendant du local que je trouverai. Il était donc évident que le point important restait le local que je n’avais pas encore trouvé. Nous avons donc discuté à nouveau autour de ce sujet. Nous avons défini précisément mon besoin : superficie, emplacement, loyer, droit au bail éventuel, aménagement… Nous avons ensuite ciblé les actions nécessaires pour trouver le local espéré. D’abord, je devais contacter la Chambre de Commerce de l’Industrie de Rennes, celle-ci pourrait peut-être m’orienter vers des potentielles affaires. Ensuite, je devais évidemment contacter toutes les agences immobilières de Rennes en définissant précisément mon besoin pour qu’ils me proposent des offres les plus proches de mes critères. Je devais aussi, comme un coup de poker, poser une annonce sur LeBonCoin.fr pour la recherche d’un local. Enfin, je devais aussi me promener dans les rues de Rennes, dans les quartiers qui me plaisaient, entrant dans toutes les boutiques qui m’attiraient. Le critère principal de cette promenade étant le coup de cœur. Il fallait que l’endroit me plaise, que je m’y sente bien.

La deuxième partie de notre réunion concernait la suite des événements. Nous avons décidé de nous pencher sérieusement sur la constitution du dossier de financement. Nous avons convenu d’aborder une nouvelle partie du dossier à chaque nouvelle réunion. Ainsi, je pourrai travailler sur chacune de ces parties entre chaque rendez-vous. La première de cette série concernait « l’homme clé » : moi. Je devais en une page présenté une sorte de CV, en ajoutant toutefois une partie expliquant pourquoi je voulais ouvrir un café-librairie.

J’avais de nouveaux devoirs, et la perspective de voir la réalisation de mon projet devenait de plus en plus convaincante. En attendant, direction Rennes pour un rendez-vous avec un membre de l’association Livres et Lectures en Bretagne…

21 - Atelier création d'entreprise...

Le 26 mai, donc, je me suis présenté à un atelier « création d’entreprise » organisé par Pôle Emploi. Cet atelier s’adressait à tous les demandeurs d’emploi susceptibles de s’inscrire au parcours « création d’entreprise ».

J’y ai rencontré une dizaine de personnes aux profils aussi divers que variés. En effet, les différents participants allaient de la jeune diplômée en coiffure intéressée par la coiffure à domicile à l’ancien dirigeant et créateur de plusieurs entreprises internationales, en passant par de jeunes gens désirant s’installer à leur compte et relever le challenge de la création d’entreprise. Des profils divers donc, mais un objectif commun : la création d’une entreprise. Certains n’y voyaient que la création de leur propre emploi. D’autres en revanche souhaitaient s’associer à quelqu’un d’autre, ou même créer une entreprise avec plusieurs salariés. L’animateur de cet atelier pour sa part, intervenait dans ce genre d’événement, mais exerçait aussi une activité de psychologue en qualité d’auto-entrepreneur, et surtout, il avait été patron d’une librairie. L’atelier en lui-même n’a fait que repasser sur des éléments que je connaissais déjà : la motivation nécessaire à la création d’entreprise, l’étude du marché, l’établissement de budgets prévisionnels… Le point qui m’a intéressé concernait l’emprunt auprès d’une banque, l’apport personnel et le besoin en fonds de roulement (BFR). Sur ce point, il a pris mon projet en exemple et j’ai donc pu déterminer par rapport aux budgets prévisionnels déjà établis, quel serait l’apport personnel que je devrai fournir. J’ai aussi constaté qu’il serait vraiment difficile de solliciter un emprunt pour acheter un local, faute d’apport personnel suffisant. Cet atelier m’aura aussi conforté dans le statut juridique que je devais prendre pour mon entreprise : Il s’agirait d’une EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilités Limitées). Ce statut me permettait entre autre de fournir mon apport personnel sur 5 ans et d’être à l’abri en tant que personne en cas de soucis financier de mon entreprise.

Un atelier plutôt moyen avec toutefois une information intéressante et un contact. Prochaine échéance, le 1er juin…

20 - La nébuleuse du livre...

N’ayant aucune connaissance particulière concernant la gestion d’un fond de livres, j’ai échangé avec un maximum de personnes compétentes à ce sujet.

D’abord, j’ai discuté avec le gérant du Bateau-Livre, café-librairie à Pénestin dont j’ai déjà parlé précédemment. J’ai appris avec lui certaines bases, notamment l’organisation de la chaîne du livre, de la rédaction par l’auteur à la lecture, en passant par l’édition, la distribution et la vente. J’ai aussi pu avoir une idée de la marge moyenne sur la vente de livres, élément important pour mes budgets prévisionnels. Il m’a aussi renseigné sur les différents éditeurs, diffuseurs et distributeurs auprès desquels je pouvais me fournir. Enfin, il m’a parlé de l’association Livres et Lectures en Bretagne, basée à Rennes et qui pourrait me renseigner sur un certain nombre de choses concernant la librairie. J’ai pris note, avant de prendre contact avec la dite association. Rendez-vous fut pris pour le 1er juin. En attendant, au cours de discussion avec des amis, j’ai appris que l’oncle de l’un d’eux gérait un café-librairie à Rennes, la librairie Critic, rue Hoche. Il m’a dit que son oncle pourrait certainement me donner des informations. J’ai donc visité son établissement lors d’un passage à Rennes. Le gérant a répondu à mes quelques questions, insistant bien sur le fait qu’une formation ou un stage dans le domaine de la librairie serait idéal si je souhaitais lancer mon activité. Il m’a aussi fait savoir que la réactivité du marché dans le domaine du livre était lente. Si on commet une erreur en gestion de stock par exemple, le retour à la normal risque d’être long en raison des différents délais de paiement, de livraison. D’où l’importance d’une bonne connaissance du sujet. Pendant cette visite, j’ai aussi glané quelques idées intéressantes pour mon projet.

Le flou artistique au sujet des livres s’estompait un peu, mais il restait encore du travail. J’attendais mon rendez-vous du 1er juin avec impatience. En attendant, j’avais un atelier « création d’entreprise » avec Pôle Emploi, le 26 mai…

19 - Aide aux Chômeurs pour la Création ou Reprise d’Entreprise...

Le second point important que j’ai abordé avec mon conseiller Pôle Emploi concernait l’ACCRE (Aide aux Chômeurs pour la Création ou Reprise d’Entreprise)…

Cette aide consiste en l’exonération de charges sociales pendant un an, extensible sous conditions. Autant dire, un coup de pouce non négligeable pour un jeune créateur d’entreprise qui dispose de moyens limités, ou pour la création/reprise d’une entreprise qui mettra du temps à tourner convenablement. Pour ma part, cela représente les 3648€ forfaitaires de la première année. Il était donc important de pouvoir en bénéficier. Au départ, je pensais qu’il était nécessaire d’être demandeur d’emploi depuis un certain temps. Dans ce cas, il fallait donc que je calcule précisément la date de mon licenciement pour pouvoir être en recherche d’emploi depuis suffisamment longtemps. Mais au cours de mes négociations avec Pizza Sprint et Pôle Emploi concernant mon licenciement, je suis allé à la Chambre de Commerce et de l’Industrie, où j’ai appris qu’il me suffisait en l’occurrence d’être âgé de plus de 18 ans et de moins de 26 ans. Surpris, j’ai même fait répéter plusieurs fois à mon interlocuteur pour être sûr d’avoir bien entendu. Finalement, c’était une très bonne nouvelle dans la mesure où je pouvais donc en bénéficier quoiqu’il arrive.

Les informations auprès de Pôle Emploi récupérées, j’ai pu me tourner vers la partie livres, qui restait encore bien obscure pour moi…

18 - Aide au Retour à l'Emploi...

Au cours de mon rendez-vous avec Pôle Emploi, j’ai donc eu des informations concernant les aides et autres allocations que je pouvais espérer toucher.

D’abord, nous avons discuté de l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi), qu’on appelle plus communément les allocations chômage. Evidemment, cela implique que je sois demandeur d’emploi, peu importe que ce soit en recherche d’emploi ou en création d’entreprise. Cependant, j’envisageais de quitter mon travail actuel, à Pizza Sprint Vannes, en démissionnant simplement. N’étant pas en désaccord d’aucune sorte avec mon employeur, je n’imaginais pas autre chose. Or mon conseiller à Pôle Emploi m’a clairement expliqué que je ne toucherai l’ARE qu’en cas de perte d’emploi involontaire, sous-entendu licenciement. Il m’a aussi appris l’existence de la rupture conventionnelle, qui permettait de mettre fin à un contrat d’un commun accord entre l’employeur et le salarié. J’ai donc contacté mes supérieurs hiérarchiques à Pizza Sprint pour voir ce qu’on pouvait faire. J’ai appris qu’à Pizza Sprint on ne pratiquait que très rarement la rupture conventionnelle car elle nécessitait l’intervention de l’Inspection du Travail et le paiement d’indemnités de départ. Ce dernier point m’a fait doucement rire car celles-ci s’élevaient à environ… 300 €. Un grain de sable dans leur chiffre d’affaire. Cela dit, nous avons finalement trouvé un accord : j’abandonnais mon poste au moment voulu, puis ne répondais pas aux convocations, ce qui entrainerait mon licenciement pour abandon de poste. De cette manière ils ne payaient pas d’indemnités de départ et de mon côté je pouvais toucher l’ARE. En plus, pour éviter que je sois lésé en cas de recherche d’emploi future, mon superviseur me promettait une lettre de recommandation expliquant les vraies raisons d’un tel licenciement.

Ce point aura nécessité quelques subtilités et autres aller-retour entre Pôle Emploi et Pizza Sprint, mais je suis finalement parvenu à mes fins…

17 - Pôle Emploi...

Le premier de mes rendez-vous était pris avec Pôle Emploi. J’allai découvrir la « formidable » machine administrative française, dans sa fonction d’aide aux sans-emplois…
Après avoir dûment rempli un dossier d’inscription sur Internet, j’ai reçu une convocation à l’agence Pôle Emploi proche de chez moi, pour un entretien d’inscription. Cependant, sur le mail de convocation, je ne trouvais nulle trace de la date et l’heure à laquelle je devais me présenter. Le parcours commençait bien. Après renseignement, j’ai appris non seulement la date de ma convocation, mais aussi qu’il existait une autre agence proche de chez moi et que c’est à celle-ci que je devais me présenter. Ouf ! J’ai enfin réussi à y arriver, avec 30 minutes de retard parce que je n’arrivais pas à trouver l’agence. Finalement l’entretien s’est relativement bien passé. Il a été question d’évaluer mon projet personnel, de m’orienter vers un parcours « créateur d’entreprise » et de déterminer ce à quoi j’avais droit. J’ai aussi été tenu d’assister à un « atelier création d’entreprise », organisé par Pôle Emploi. Cet atelier devait valider mon orientation « création d’entreprise » et ainsi me décharger des démarches de recherche active d’emploi nécessaires au maintien de mon dossier chez Pôle Emploi.
Des longueurs évidentes dans le traitement de mon dossier, mais des informations intéressantes. En particulier pour les droits aux Aides de Retour à l’Emploi (ARE) et l’ACCRE (Aide aux Chômeurs pour la Création ou Reprise d’Entreprise)…

16 - Dossier de financement...

Le budget prévisionnel en attente d’information, mon « cours particulier » s’est orienté sur le dossier de demande de financement que j’allai adresser aux banques.
L’idée principale de ce dossier est de présenter tous les tenants et les aboutissants du projet, depuis l’homme-clé jusqu’aux fournisseurs en passant par l’étude de marché, les produits en ventes, la stratégie globale de l’entreprise. Le but étant de montrer le besoin de financement justifiant la demande. Nous avons donc préparé un plan recouvrant l’ensemble du projet. Chaque point serait abordé et rédigé précisément. En plus, ce plan me permettait de déterminer ce qu’il me restait à faire : étude de la concurrence (prix, produits, spécialités, emplacement…), définition de ma stratégie globale, de mes produits, présentation des outils de communication… Dans ce dossier, j’avais déjà deux points en partie remplis : l’homme-clé, les budgets prévisionnels. Les autres parties seraient remplies au fur et à mesure. J’avais d’ors et déjà un nouveau devoir : l’étude de la concurrence.
Pendant ce temps, j’ai pris des rendez-vous auprès de Pôle Emploi et de l’association Livres et Lectures en Bretagne. Ces deux organismes devaient me donner des informations complémentaires…

15 - Tout chocolat...

Après les boissons donc, je me suis penché sur la question des amuses-bouche et autres.
D’abord, j’ai décidé de proposer des confiseries comme : mars, kitkat, twix… Certes, la marge serait faible sur ces produits, mais ils répondaient à un besoin rapide et sans être trop cher. Pour être moi-même consommateur de ces barres chocolatées quand je suis au bar, je trouve l’idée pertinente. Elles viennent combler le petit creux ou faire plaisir aux plus jeunes.
Ensuite, j’ai pensé à une autre forme d’encas. Je voulais quelque chose qui reste dans l’esprit détente, mais en même temps très bon, pas trop cher. L’idée m’est venue du produit que je voulais phare parmi mes boissons : le chocolat. Pourquoi ne pas faire un thème orienté chocolat pour ma partie bar ? Avec donc, les chocolats chauds ou froids en boisson, et des gâteaux au chocolat en parts à vendre à côté. Ces pâtisseries répondaient parfaitement au besoin : dans l’esprit du café-librairie, très bon car faites maisons, et pas chères pour la même raison. Le petit bémol pour ce produit était le fait que cette idée était déjà exploitée par certains concurrents. Cependant, ce point noir pouvait être effacé par la recherche d’une recette originale, ou simplement la variation des recettes d’une semaine sur l’autre. Nouveau devoir en vue : rechercher et tester des recettes de gâteaux au chocolat.
La partie librairie de mon budget prévisionnel devrait attendre que j’aie collecté les informations nécessaires. En attendant, il y avait encore du pain sur la planche…

14 - Thé ou café ou chocolat...

La réalisation des budgets prévisionnels prix plusieurs séances puisqu’elle a soulevé certaines questions auxquelles je n’avais que partiellement ou pas du tout répondu.
D’abord, il fallait déterminer précisément ce que je voulais vendre dans mon établissement. Rapidement, il m’est apparu que je voulais un établissement assez « classe », tout en restant chaleureux et calme. J’ai donc décidé de mettre l’accent sur des boissons chaudes : cafés, thés, chocolats. Le côté « classe » serait accentué par des recettes maisons pour le chocolat, des produits sélectionnés pour les thés et une petite surprise pour le café.
Parallèlement, je repensais à une idée qui m’avait traversé l’esprit pendant mon brainstorming : proposer un choix très vaste de cafés, thés et chocolats du monde, les spécialités de chaque pays, les coutumes, les accompagnements… L’idée était très intéressante, mais elle exigeait une gestion plus complexe et plus de temps aussi, notamment pour la préparation des différentes recettes. Aussi, je mettais cette idée de côté.
Pour les autres consommations de bar, j’ai choisi évidemment quelques bières à la pression, mais un ton au-dessus des bières de base de bistrot. J’ai aussi pensé aux softs : diabolo, sirops à l’eau, Orangina, coca… Enfin, il me fallait aussi un produit d’appel pour la saison chaude. L’idée, cette fois m’est venue d’un ami qui a ouvert un bar à Smoothies à Carnac, dans le Morbihan. J’ai pensé que les smoothies ne seraient pas forcément la bonne idée, mais les jus de fruits frais en revanche me semblaient convaincants.
Pour accompagner toutes ces boissons, il restait à trouver des amuses-bouche…

13 - Budgets prévisionnels...


Dans le premier de mes cours particuliers, nous avons abordé la question d’argent. Pour ouvrir mon café-librairie, il me fallait faire un emprunt auprès d’une banque. Et pour obtenir cet emprunt, il était nécessaire de constituer un dossier présentant en détail le projet. La partie la plus complexe du dossier, et celle que l’on a abordé immédiatement, était l’établissement de budgets prévisionnels.
Le budget prévisionnel recense toutes les dépenses et toutes les recettes d’une activité. A travers cela, on peut déterminer si un projet est viable ou non. Ce budget prévisionnel tient notamment compte de l’emprunt contracté et permet donc d’évaluer la pertinence de cet emprunt. J’ai rencontré deux difficultés majeurs dans l’établissement de mes budgets prévisionnels : d’abord, il ne fallait rien oublier : commandes fournisseurs évidemment, mais aussi assurances, charges, loyer ou encore produits d’entretiens, fournitures diverses (crayons, papier, papier-toilette…), pour les recettes, en général c’est plus facile de trouver comment rentre l’argent. La seconde difficulté concerne pourtant ces recettes. Facile de trouver comment rentre l’argent, donc, mais encore faut-il déterminer la quantité qui rentre. Il a fallu donc que je détermine quels produits j’allais vendre, quelle marge j’allais réaliser sur chacun, et combien j’allais en vendre.
Ici j’ai pu bénéficier des conseils et connaissances de mon ami pour toute la partie café et les dépenses en général. Sa connaissance des prix fournisseurs et l’évaluation du nombre de ventes réalisées ont grandement accéléré cette phase. En revanche, il restait un point sur lequel il ne pouvait m’aider : la partie librairie qu’il ne maîtrisait pas du tout. Premier devoir : glaner des informations pour établir le prévisionnel sur la partie librairie…

12 - Cours particuliers...

J’avais trouvé l’étincelle… Encore fallait-il en faire bon usage. Or, je n’avais à proprement parler, aucune expérience significative, aucune connaissance dans la création d’entreprise. Tout juste avais-je une idée de la gestion d’entreprise, pour avoir abordé le sujet durant mes études. Il fallait donc que j’apprenne. Et rapidement qui plus est, si je voulais ouvrir mon café dans l’année.
Je me suis donc tourné vers mon ami cafetier, celui qui m’avait parlé des opportunités en 2010. Connaissant sa formation de comptable, ses expériences réussies en entrepreneuriat, je lui ai demandé s’il pouvait me donner quelques conseils. Ce qu’il m’a donné est au-delà de toute attente. Quand je lui demandais des grandes lignes, il m’a proposé de monter avec moi tout le projet. Nous avons convenu de nous voir à un rythme d’un rendez-vous toutes les deux semaines, pendant deux heures chaque fois. L’objectif était d’établir un plan d’attaque et de le mettre à exécution au fur et à mesure. A travers ces rendez-vous, il allait m’apprendre à faire des budgets prévisionnels, construire un dossier de demande de financement auprès des banques, effectuer les démarches administratives pour la création d’entreprise.
J’avais trouvé un cours particulier et un professeur de création d’entreprise… Et mon projet abandonnait les escaliers pour emprunter l’ascenseur…

11 - Café-librairie...

Le brainstorming a commencé… Ce projet, je voulais qu’il soit à l’image de mes convictions. Je voulais un lieu qui sorte de l’ordinaire, un endroit où l’on vient pour sortir du système actuel, un endroit où on peut respirer, souffler… Je voulais aussi développer l’aspect échange, le lien social qui se crée dans les bars, les cafés.
En partant de ces convictions, j’ai déjà ciblé le type d’établissement que j’allai ouvrir. Il s’agirait donc d’un café-librairie. L’idée est venue en visitant le Bateau-Livre, café-librairie situé à Pénestin, dans le Morbihan. Je trouvais que le concept collait parfaitement avec ma vision des choses. Les livres venaient enrichir les échanges au café, en ciblant quelque peu la clientèle. Ils apportaient aussi le côté calme, reposant que je recherchais. Il manquait juste une touche personnelle pour rendre ce lieu exceptionnel, un peu hors du temps. Mon fond littéraire serait orienté science-fiction et fantasy. Ma partie café serait orientée, elle, cafés et chocolats, sans alcools forts. De cette manière, j’augmentais mes chances d’obtenir la licence de débit de boisson, puisque je n’aurai besoin que d’une licence 3 (au lieu d’une licence 4 pour les débits d’alcools forts).
D’autres idées ont rapidement assaillit mon esprit. J’avais trouvé l’étincelle...

10 - Mektoub...

Avec le mois de février donc, est venue la réponse que j’attendais. L’école n’ouvrirait pas ses portes pour la rentrée 2010. J’ai vu là le signe que j’attendais.
Dès ce moment, je me suis dit qu’il était temps pour moi de faire ce qu’il me plait réellement, ce qui allait avec mes convictions. Or l’informatique, aussi intéressant soit-elle, ne me convenait pas. J’ai donc pris la décision de terminer mes études en même temps que mon année de licence. Evidemment, je ne laissais pas tout tomber. Il me fallait un parachute, au cas où. J’ai fait le nécessaire pour obtenir mon diplôme.
En parallèle, dès que j’ai eu cette réponse, je me suis plongé à fond dans ce projet de bar. Dans un premier temps, il me fallait déterminer ce que je voulais faire. Introspective donc, pour trouver ce qui me motivait, ce que je souhaitais voir dans le bar…

9 - Choisir, Hésiter mais choisir...

Donc j’ai recherché activement un moyen de partir. Le plus accessible à mes yeux était de partir étudier là-bas. D’abord, cela éviterait des conflits avec mon père, la poursuite d’études justifiant ce projet. Ensuite, financièrement parlant, j’avais moyen de toucher des aides non négligeables, élément nécessaire à mon voyage. Après de nombreuses recherches, j’ai enfin trouvé une école qui m’offrait cette opportunité. Problème, l’école qu’ils comptaient ouvrir à Sydney ne devait finalement être ouverte que l’année suivante. Il me fallait donc meubler une année. Rapidement, mon choix s’est orienté vers une 3ème année de licence en Informatique.
J’avais mon programme pour l’année, en attendant de partir. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu…
D’abord, mon ami gérant du café que je fréquentais m’a dit que l’année 2010 serait probablement riche en opportunités pour la reprise d’un commerce. Il m’a donc proposé de réfléchir consciencieusement à l’idée de bar dont je lui avais parlé. A nouveau, l’enthousiasme m’a emporté dans ce projet que j’avais laissé dormir patiemment. Seulement, il fallait aussi voir avec mon projet d’Australie. Je décidai donc d’attendre la réponse définitive de l’école que j’avais contactée. Parce qu’entre temps, j’ai appris que la certitude de l’ouverture d’une école à Sydney était devenue une probabilité, puis une possibilité.
Je devais être fixé en février…

8 - Coïncidences...

Obligé de repousser mon projet de bar, j’ai décidé de mettre à profit ce temps pour réfléchir à mon parcours, à mon projet personnel.
En refaisant ma deuxième année, j’étais déterminé à obtenir mon diplôme, mais j’ignorais de quoi serait fait mon avenir. Ma confiance en mon projet de bar avait été ébranlée par le décalage de l’échéance. A la même période, une lecture qui m’a beaucoup influencé : La Prophétie des Andes, de James Redfield, et d’autres livres m’ont convaincu que cet échec au DUT était comme un signe qu’il n’était pas encore temps de mettre mon projet en œuvre. En y réfléchissant, je me suis rendu compte que mon projet n’était pas vraiment défini. Je voulais juste être barman. Je ne savais pas où, ni comment j’y arriverai. Finalement, j’avais du temps pour vérifier mon intérêt pour ce projet et, le cas échéant, peaufiner tous les aspects de ce projet.
Les lectures dont j’ai parlé plus haut m’ont aussi amené à être plus attentif aux signes que je recevais. J’ai donc envisagé un moment de partir à l’étranger avec un ami. Destination l’Australie ! Mes recherches à ce sujet, les « coïncidences » que je remarquais, tout indiquait que je devais partir. Mais voilà, l’Australie ce n’est pas la porte à côté et il me fallait trouver un moyen de partir…

7 - Virage serré, sortie de route...

Retour à Vannes donc, avec une année riche en expérience et qui resterait gravée dans ma mémoire. Je me suis réorienté en DUT Informatique à Vannes, où j’avais postulé l’année de mon baccalauréat.
Dans cette formation, je retrouvais un cadre scolaire plus proche du lycée, avec des classes de 20 étudiants, des cours pratiques, des enseignants qui connaissent mon nom. La première année s’est passée sans soucis. Je frôlais les meilleures places de la promotion, je retrouvais un niveau proche de celui que j’avais au lycée. Mais la seconde année a été beaucoup plus laborieuse. Un désintérêt, me semblait-il passager, pour l’informatique, quelques complications sur le plan personnel, et c’est tout mon projet personnel qui se retrouvait chamboulé. Je ne rêvais plus d’être ingénieur en informatique. Une autre envie était née en moi, à force de fréquenter un café proche de chez moi, à force de discuter avec le patron de ce café. Dans ce café, je trouvais un côté humain magique, une oreille attentive, un lieu d’échange, de rendez-vous, de retrouvailles. Ce côté humain qui faisait défaut à l’INSA, me poussant vers la sortie. Beaucoup on pensé à une lubie passagère lorsque j’ai déclaré vouloir suivre une formation barman après mon DUT informatique. Moi-même, je doutais un peu à l’époque. Mais j’avais envie de me prendre en main, cela faisait plusieurs années que je choisissais la trajectoire de ma vie, et je ne voulais pas rendre le volant à l’opinion général autour de moi.
Mais voilà, encore une fois perturbé par des changements brutaux, cette fois de mon propre fait, j’ai manqué une marche, raté mon DUT de quelques dixièmes de points et renvoyé cette idée de bar loin dans mon esprit. Je n’étais pas encore prêt à tout lâcher et puis, il me fallait quand même un parachute, ici le DUT…

6 - C'était bien l'INSA...

L’année où j’ai obtenu mon baccalauréat, j’étais reçu à l’Institut National des Sciences Appliquées de Rennes, prestigieuse école d’ingénieur. J’espérais y poursuivre des études dans l’informatique, domaine qui avait suscité en moi beaucoup d’intérêt depuis quelques années. Je me voyais bien parti pour devenir ingénieur dans ce domaine et avoir une brillante carrière dans une grande entreprise, voire créer ma propre entreprise.
Or, cette année scolaire ne s’est pas déroulé tout à fait comme j’avais prévu. En fait, je dois avouer que je n’avais pas prévu grand-chose, ce qui compliquait un peu l’affaire. En effet, j’ai connu divers changement assez déroutants pour le jeune homme que j’étais. Brillant en cours sans me forcer, je devais apprendre à travailler par moi-même après avoir été encadré pendant toutes mes années lycée. J’ai aussi découvert la vie loin du « cocon » familial. Pour la première fois, je me trouvais à vivre en appartement et étais donc confronté à la nécessité de gérer aussi ma vie extrascolaire. Je me suis donc perdu durant cette année rennaise, au moins du point de vue scolaire. Mes notes ont chuté de manière vertigineuse et arrivé à la moitié de l’année, je décidais qu’il me fallait changer de parcours pour m’épanouir. J’avais réussi à pointer du doigt certains aspects de l’enseignement à l’INSA qui ne me convenaient pas. Le plus important de ces aspect était assez bien résumé par les codes-barres que l’on collait sur nos copies d’examen. En effet, chaque étudiant de l’INSA était doté d’un numéro d’étudiant, jusque là rien d’anormal. Seulement, la plupart des professeurs ne nous connaissaient pas du tout. Aucun n’était capable d’identifier réellement nos attentes, nos difficultés… Nous étions des codes-barres, des produits sortis à la chaîne ou mis au rebut en cas de défaut.
J’ai quitté l’INSA par la porte des rebuts. Mais hormis l’aspect scolaire pur, j’ai passé à Rennes l’une des plus belles années de ma vie, appréciant le rythme, l’activité, la vie rennaise. A l’INSA, comme ailleurs dans la ville, j’ai pu apprécier un esprit très ouvert, qui ne juge pas au premier regard, une franche camaraderie… Je suis parti avec la ferme intention de revenir un jour. En attendant, c’était le retour à Vannes et à la maison…

5 - Fâché avec le français...

Dès mes premiers bulletins de notes, il est apparu que j’étais plutôt bon en classe. Durant mes années primaires, je n’ai eu pratiquement aucune concurrence. J’ai poursuivi au collège avec d’excellentes moyennes. A ce moment, j’avais en tête un parcours doré dans l’informatique, une autre de mes passions.
J’ai donc poursuivi au lycée avec une série Scientifique, option Sciences de l’Ingénieur et spécialité mathématiques. Le baccalauréat a été une formalité à laquelle j’ai apposé une mention Assez Bien. Curieusement, les matières dans lesquelles j’ai perdu le plus de points (ce qui m’a certainement valu de rater la mention Bien) étaient Français, Histoire-Géographie et Philosophie. Pour un profil scientifique, c’était plus ou moins acceptable. On pourrait prétexter un désintérêt total pour des matières à coefficients faibles dans la série S. Mais pour mon entourage, c’était inacceptable compte tenu de mon intérêt pour les lettres.
Seulement, je dois avouer que je me suis rapidement fâché avec le français de lycée et la philosophie. On nous enseignait à deviner « ce que l’auteur a voulu dire, exprimer » à travers différentes figures de style. Chaque analyse de texte faisait appel à la même méthode que je trouvais aberrante. Comment peut-on prétendre savoir ce que pense ou ressent un auteur qu’on n’a jamais connu ? Pour avoir moi-même pratiqué un peu d’écriture, j’étais bien incapable de dire que j’ai utilisé sciemment telle ou telle figure de style pour exprimer ceci ou cela. Alors comment les autres pouvaient-ils le faire à ma place ? J’ai donc abandonné l’idée de travailler en cours de français. Les notes ont suivi le même chemin. Ce côté « imposé », je l’ai aussi retrouvé en philosophie. On nous rabâchait sans cesse les mêmes méthodes d’analyse de texte, de développement d’une idée, alors que la philosophie, amour de la sagesse n’est pas un simple dérivé des cours de français. La philosophie tente entre autre d’apporter des réponses aux questions que se pose l’humanité, consciemment ou inconsciemment. Or, durant mes cours, je n’ai pratiquement pas vu d’historique de la pensée. Un genre de résumé des différents courants de pensées à travers les âges, rappelant l’état des choses à l’époque et expliquant l’origine de ces courants, ce qu’ils apportaient de nouveau… J’étais tout simplement perdu.
Mais ces réflexions ne sont venues que bien plus tard. Pour l’heure, j’avais un baccalauréat en poche et je me dirigeais vers une école d’ingénieur prestigieuse…

4 - Histoire d'écrire...

Comme je l’ai déjà dit, j’étais très à l’aise avec la langue française, et ce dès mon plus jeune âge. J’adorais écrire, raconter des histoires. Il va sans dire que les jeux de rôle m’ont apporté beaucoup de matière pour imaginer mes histoires. Mais je ne me suis pas limité à raconter des histoires fantastiques. Dans les exercices de poèmes, donnés en cours, j’adorais rechercher les rimes, jouer avec les mots. J’ai aussi eu une période pendant laquelle je tenais assidument un journal intime. Cela peut paraître futile, mais cette activité régulière m’a permis de développer mon style et d’améliorer mon écriture en général. Cela m’a permis aussi de mettre de l’ordre dans mes idées, dans ma tête quand je pensais celle-ci prête à exploser.
Plus tard, de longues correspondances épistolaires avec des amies éloignées ont remplacé le journal. J’y trouvais un soutien, des réponses, des moments de bonheur. Et puis, j’étais lu par quelqu’un d’autre que moi-même. Ce besoin de partager, mis en évidence dans le film Into The Wild par le héros lorsqu’il écrit que le bonheur n’existe réellement que s’il est partagé, va dicter de plus en plus mes écrits. Bien sûr j’ai continué et je continue toujours à écrire pour moi-même, comme une soupape pour relâcher la pression des pensées qui occupent mon esprit. Mais l’envie de partager mes écrits ont fait naître divers projets tels que la publication d’un recueil des poèmes que j’avais écrit, l’écriture encore en cours d’un roman de fantasy, et plus récemment la création de plusieurs blogs dont celui-ci.
Cette passion de l’écriture était donc guidée par un besoin d’éclaircir mes idées, de me confier, de partager des moments de bonheur. Pourtant, rien dans mon parcours scolaire n’aurait laissé deviner cette passion dévorante des lettres…

3 - Drôles de jeux...


Très tôt, j’ai été attiré par tout ce qui pouvait être un tant soit peu extraordinaire, merveilleux même. Comme un clin d’œil du destin, je suis né dans une grande famille où le passe-temps favori de nombre de mes cousins n’était (et c’est encore le cas aujourd’hui pour quelques uns) autre que le jeu de rôle. Je vais me limiter à une description très brève de cette activité ici car ce n’est pas le sujet et que d’autres traitent de ce sujet avec une rigueur que je n’aurai pas (La Taverne des Rôlistes, par exemple…).
En résumé le jeu de rôle se situe entre le théâtre d’improvisation et les jeux de cow-boys et indiens des enfants. Un des joueurs est le maître du jeu et raconte une histoire dans laquelle les autres joueurs vont faire évoluer leur personnage. Chaque joueur décrit les faits et gestes de son personnage en fonction des scènes décrites par le maître du jeu. C’est donc un jeu qui fait énormément appel à l’imagination, tout en apportant une dimension sociale très intéressante.
Le lien entre cette activité et mon goût pour le merveilleux réside dans la diversité des univers dans lesquels on peut faire jouer les personnages d’un jeu de rôle. La plupart du temps d’ailleurs, les personnages sortent de l’ordinaire, soit par leur nature (vampire, loup-garou, mage…), soit par leur statut dans l’univers de jeu (seigneur féodal dans les jeux de capes et épées, aventuriers en quête de trésor dans les donjons…). L’imaginaire est omniprésent et je me suis donc rapidement plongé à la suite de mes cousins dans de longues parties de jeu de rôle, à la recherche d’expérience, de magie, de rêve, d’évasion… Ce dernier mot reviendra plus tard à mon esprit avec une importance que je ne soupçonnais pas à l’époque.
Au-delà de la fantasy et de la science-fiction, c’est tout le domaine de l’imaginaire qui trouvait à mes yeux un intérêt formidable. Et les jeux de rôle, entre autres activités, ont apporté une autre dimension à l’écriture…

2 - Livres en tous genres...

En grandissant, j’ai bien sûr élargi ma bibliothèque, mes références. J’ai aussi commencé à sélectionner ce que je lisais. Il est évident qu’on ne pourra, même en un millier de vies, lire tous les écrits du monde.
C’est ainsi que j’ai commencé à m’orienter vers des genres littéraires bien précis. Je n’éprouvais que peu d’intérêts pour les romans policiers, et ce depuis le début. J’ai donc simplement ignoré la majorité de ces livres. A l’inverse, certaines lectures ont éveillé en moi un intérêt formidable pour la science-fiction, en particulier la fantasy. J’ai dévoré Le Seigneur des Anneaux dès que j’ai pu m’en procurer un exemplaire. Ma bibliothèque personnelle s’est peu à peu rempli de romans de Feist, de Zimmer Bradley, de Goodkind… J’ai suivi avec assiduité la série des Lancedragon et des Royaumes Oubliés. Il y avait dans ces livres un je-ne-sais-quoi qui m’enchantait. Et chaque moment passé à lire ces romans étaient autant de moments de bonheur. J’avais trouvé le genre littéraire qui me convenait le mieux, sans en avoir compris le pourquoi. Ceci, je l’apprendrai bien plus tard, à force d’introspections, de réflexions sur mes convictions.
Plus récemment, j’ai découvert un autre genre littéraire qui m’a fasciné. Il s’agit des romans dit de « développement  personnel ». Dans cette rubrique on classe un peu tout et n’importe quoi, mais la mention d’un seul auteur pourrait donner un aperçu du contenu : Paulo Coelho, célèbre auteur de L’Alchimiste. Chacun des romans de cet auteur, mais aussi tous ceux de cette rubrique, fait passer un message. En résumant très grossièrement, il s’agit d’avoir confiance en soi, de ne jamais hésiter et de profiter de la vie. Ces messages m’ont touché, arrivant à un moment où j’avais besoin de trouver une certaine ligne de conduite à ma vie. Les romans de Paulo Coelho ont eux aussi commencé à peupler ma bibliothèque.
A travers mon parcours de lecteur, j’ai donc dégagé deux grandes familles de romans : la fantasy (et plus généralement la science-fiction) et le développement personnel. D’autres activités particulières durant mon enfance et mon adolescence dessineront mon rêve.

1 - Au commencement...


Je vais te raconter l’histoire d’un café…
Tout a commencé il y a bien longtemps, quand j’ai appris à lire et à écrire. Il est essentiel de revenir aussi loin en arrière car ce fait est l’un des événements majeurs de ma vie et le « Big Bang » de ce café dont je vais te parler.
Tout a commencé donc, quand j’ai découvert la lecture et l’écriture. Comme la plupart des jeunes de mon pays, c’est vers l’âge de 5 ans que j’ai appris à décrypter ces mystérieux symboles que sont les lettres et les chiffres. Loin d’être perdu, j’étais au contraire fasciné par ceux-ci. Rapidement, j’ai pris de l’avance sur mes petits camarades et appris à lire par moi-même. J’étais curieux de connaître les histoires racontées dans ces merveilleux objets que sont les livres. Ayant une mère elle-même bonne lectrice, j’ai bénéficié de l’abondance de récits dès mon plus jeune âge. Et dès lors, j’ai commencé à lire tout ce qui me tombait sous la main. Des romans bien sûr, mais aussi des magazines, des revues de vulgarisation scientifiques… De cette passion est né une aisance pour le français, matière enseignée à l’école. J’avais un bon vocabulaire, une orthographe avec très peu de fautes. Et tout cela, je le devais à la lecture. De ce fait, je n’ai que peu souffert des difficultés rencontrées par mes camarades : mauvaises notes en dictée, en conjugaison… Ces revers qui fâchent beaucoup d’entre nous avec la langue française, si riche pourtant. J’ai même découvert une seconde passion à travers les exercices d’expression écrite : l’écriture. J’adorais inventer des histoires, décrire des paysages, narrer des épopées fantastiques. Je cherchais les mots justes, les bonnes expressions pour raconter les plus belles histoires. Au moins cela plaisait-il à mes professeurs puisque j’ai toujours ramené d’excellentes notes en expression écrite.
Ma première expérience avec la lecture et l’écriture était donc vraiment belle. Les suivantes ont confirmé le coup de foudre…

A propos

Voici l'histoire d'un café...
Un projet qui a longtemps été un rêve, puis qui a pris forme petit à petit.
Voici l'histoire de ce projet...